Ménologion du 30 mars :
Les Saintes Ecritures (selon le Typikon) Mardi 30 mars / 12 avril 2011 :
Isaïe 49 : 6 – 10 (VIème Heure)
Genèse 31 : 3 – 16 (Vêpres, Ière Lecture)
Proverbes 21 : 3 – 21 (Vêpres, IIème Lecture)
| Ancien Testament (Bible) - Livres Prophétiques Prophétie d’Isaïe Isaïe 49 : 6 – 10 (VIème Heure) |
| [1] Iles, écoutez-moi, soyez attentifs, peuples lointains! L’Eternel notre Dieu m'a appelé dès le sein maternel, dès les entrailles de ma mère Il a prononcé mon nom. [2] Il a fait de ma bouche une épée tranchante, il m'a abrité à l'ombre de sa main; il a fait de moi une flèche acérée, il m'a caché dans son carquois. [3] Il m'a dit : "Tu es mon serviteur, Israël, toi en qui je me glorifierai. " [4] Et moi, j'ai dit :"C'est en vain que j'ai peiné, pour rien, pour du vent j'ai usé mes forces." Et pourtant mon droit était avec l’Eternel notre Dieu et mon salaire avec mon Dieu. [5] Et maintenant l’Eternel notre Dieu a parlé, lui qui m'a modelé dès le sein de ma mère pour être son serviteur, pour ramener vers lui Jacob, et qu'Israël lui soit réuni; - je serai glorifié aux yeux de l’Eternel notre Dieu, et mon Dieu a été ma force; - [5] il a dit : "C'est trop peu que tu sois pour moi un serviteur pour relever les tribus de Jacob et ramener les survivants d'Israël. Je fais de toi la lumière des nations pour que mon salut atteigne aux extrémités de la terre. " [7] Ainsi parle l’Eternel notre Dieu, le rédempteur, le Saint d'Israël, à celui dont l'âme est méprisée, honnie de la nation, à l'esclave des tyrans : « Des rois verront et se lèveront, des princes verront et se prosterneront, à cause de l’Eternel notre Dieu qui est fidèle, du Saint d'Israël qui t'a élu ! ». [8] Ainsi parle L’Eternel notre Dieu : « Au temps de la faveur je t'ai exaucé, au jour du salut je t'ai secouru. Je t'ai façonné et j'ai fait de toi l'alliance d'un peuple pour relever le pays, pour restituer les héritages dévastés, [9] pour dire aux captifs : "Sortez", à ceux qui sont dans les ténèbres : "Montrez-vous." Ils paîtront le long des chemins, sur tous les monts chauves ils auront un pâturage. [10] Ils n'auront plus faim ni soif, ils ne souffriront pas du vent brûlant ni du soleil, car celui qui les prend en pitié les conduira, il les mènera vers les eaux jaillissantes ». |
| Ancien Testament (Bible) - Le Pentateuque Livre de Genèse 31 : 3 – 16 (Vêpres, 1ère Lecture) |
| [1] Jacob apprit que les fils de Laban disaient : Jacob a pris tout ce qui était à notre père et c'est aux dépens de notre père qu'il a constitué toute cette richesse. [2] Jacob vit à la mine de Laban qu'il n'était plus avec lui comme auparavant. [3] L’Eternel notre Dieu dit à Jacob : Retourne au pays de tes pères, dans ta patrie, et je serai avec toi. [4] Jacob fit appeler Rachel et Léa aux champs où étaient ses troupeaux, [5] et il leur dit : Je vois à la mine de votre père qu'il n'est plus à mon égard comme auparavant, mais le Dieu de mon père a été avec moi. [6] Vous savez vous-mêmes que j'ai servi votre père de toutes mes forces. [7] Votre père s'est joué de moi, il a changé dix fois mon salaire, mais Dieu ne lui a pas permis de me faire du tort. [8] Chaque fois qu'il disait : Ce qui est moucheté sera ton salaire, toutes les bêtes mettaient bas des petits mouchetés; chaque fois qu'il disait : Ce qui est rayé sera ton salaire, toutes les bêtes mettaient bas des petits rayés, [9] et Dieu a enlevé son bétail à votre père et me l'a donné. [10] Il arriva, au temps où les bêtes entrent en chaleur, que je levai les yeux et je vis en songe que les boucs en passe de saillir les bêtes étaient rayés, tachetés ou tavelés. [11] L'Ange de Dieu me dit en songe : « Jacob ! », et je répondis : « Oui, Seigneur ! ». [12] Il dit : « Lève les yeux et vois : tous les boucs qui saillissent les bêtes sont rayés, tachetés ou tavelés, car j'ai vu tout ce que Laban te fait. [13] Je suis le Dieu qui t'est apparu à Béthel, où tu as oint une stèle et où tu m'as fait un vœu. Maintenant debout, sors de ce pays et retourne dans ta patrie. [14] Rachel et Léa lui répondirent ainsi : Avons-nous encore une part et un héritage dans la maison de notre père ? [15] Ne sommes-nous pas considérées par lui comme des étrangères, puisqu'il nous a vendues et qu'il a ensuite mangé notre argent ? [16] Oui, toute la richesse que Dieu a retirée à notre père est à nous et à nos enfants. Fais donc maintenant tout ce que Dieu t'a dit. Saint Prophète Jacob |
| Ancien Testament (Bible) - Livres Poétiques Les Proverbes Proverbes 21 : 3 – 21 (Vêpres, 2ème Lecture) |
| [1] Comme l'eau courante, le cœur du roi est aux mains de l’Eternel notre Dieu qui l'incline partout à son gré. [2] Toutes les voies de l'homme sont droites à ses yeux, mais l’Eternel notre Dieu pèse les cœurs. [3] Pratiquer la justice et le droit vaut, pour l’Eternel notre Dieu, mieux que le sacrifice. [4] Regards altiers, cœur dilaté, flambeau des méchants, ce n'est que péché. [5] Les projets de l'homme diligent ne sont que profit; pour qui se presse, rien que la disette! [6] Amasser des trésors par une langue menteuse : vanité fugitive de qui cherche la mort. [7] La violence des méchants les emporte, car ils refusent de pratiquer le droit. [8] Tortueuse est la voie de l'homme criminel, mais de l'innocent l'action est droite. [9] Mieux vaut habiter à l'angle d'un toit que faire maison commune avec une femme querelleuse. [10] L'âme du méchant souhaite le mal, à ses yeux le prochain ne trouve pas grâce. [11] Quand on châtie le railleur, le niais s'assagit; quand on instruit le sage, il accueille le savoir. [12] Le Juste considère la maison du méchant : il précipite les méchants dans le malheur. [13] Qui ferme l'oreille à l'appel du faible criera, lui aussi, sans qu'on lui réponde. [14] Un don secret apaise la colère, un présent sous le manteau, la fureur violente. [15] C'est une joie pour le juste de pratiquer le droit, mais c'est l'épouvante pour les malfaisants. [16] Qui s'égare loin du chemin de la prudence dans l'assemblée des ombres reposera. [17] Restera indigent qui aime le plaisir, point ne s'enrichira qui aime vin et bonne chère. [18] Le méchant est la rançon du juste; à la place des hommes droits : le traître. [19] Mieux vaut habiter en un pays désert qu'avec une femme querelleuse et chagrine. [20] Il y a un trésor précieux et de l'huile dans la demeure du sage, mais le sot les engloutit. [21] Qui poursuit la justice et la miséricorde trouvera vie, justice et honneur. |
Ancien Testament (Bible) - Livres Prophétiques Prophétie d’Isaïe Isaïe 48 : 17 – 49 : 4 (VIème Heure) |
Isaïe 48 : 17 – 22 [17] Ainsi parle l’Eternel notre Dieu ton rédempteur, le Saint d'Israël : Je suis l’Eternel ton Dieu, je t'instruis pour ton bien, je te conduis par le chemin où tu marches. [18] Si seulement tu avais été attentif à mes commandements! Ton bonheur serait comme un fleuve et ta justice comme les flots de la mer. [19] Ta race serait comme le sable, et comme le grain, ceux qui sont issus de toi! Son nom ne serait pas retranché ni effacé devant moi. [20] Sortez de Babylone, fuyez de chez les Chaldéens, avec des cris de joie, annoncez, proclamez ceci, répandez-le jusqu'aux extrémités de la terre, dites : l’Eternel notre Dieu a racheté son serviteur Jacob. [21] Ils n'ont pas eu soif quand il les menait dans les déserts, il a fait couler pour eux l'eau du rocher, il a fendu le rocher et l'eau a jailli. [22] Point de bonheur pour les méchants, dit l’Eternel notre Dieu. Isaïe 49 : 1 – 4 [1] Iles, écoutez-moi, soyez attentifs, peuples lointains! L’Eternel notre Dieu m'a appelé dès le sein maternel, dès les entrailles de ma mère il a prononcé mon nom. [2] Il a fait de ma bouche une épée tranchante, il m'a abrité à l'ombre de sa main; il a fait de moi une flèche acérée, il m'a caché dans son carquois. [3] Il m'a dit : "Tu es mon serviteur, Israël, toi en qui je me glorifierai." [4] Et moi, j'ai dit : "C'est en vain que j'ai peiné, pour rien, pour du vent j'ai usé mes forces." Et pourtant mon droit était avec l’Eternel notre Dieu et mon salaire avec mon Dieu. [5] Et maintenant l’Eternel notre Dieu a parlé, lui qui m'a modelé dès le sein de ma mère pour être son serviteur, pour ramener vers lui Jacob, et qu'Israël lui soit réuni; – je serai glorifié aux yeux de Yahvé, et mon Dieu a été ma force; – |
| Ancien Testament (Bible) - Le Pentateuque Livre de Genèse 27 : 1 – 41 (Vêpres, 1ère Lecture) |
| [1] Isaac était devenu vieux et ses yeux avaient faibli jusqu'à ne plus voir. Il appela son fils aîné Ésaü : Mon fils ! lui dit-il, et celui-ci répondit : Oui ! [2] Il reprit : Tu vois, je suis vieux et je ne connais pas le jour de ma mort. [3] Maintenant, prends tes armes, ton carquois et ton arc, sors dans la campagne et tue-moi du gibier. [4] Apprête-moi un régal comme j'aime et apporte-le moi, que je mange, afin que mon âme te bénisse avant que je meure. [5] - Or Rébecca écoutait pendant qu'Isaac parlait à son fils Ésaü. - Ésaü alla donc dans la campagne chasser du gibier pour son père. [6] Rébecca dit à son fils Jacob : Je viens d'entendre ton père dire à ton frère Ésaü : [7] Apporte-moi du gibier et apprête-moi un régal, je mangerai et je te bénirai devant l’Eternel notre Dieu avant de mourir. [8] Maintenant, mon fils, écoute-moi et fais comme je t'ordonne. [9] Va au troupeau et apporte-moi de là deux beaux chevreaux, et j'en préparerai un régal pour ton père, comme il aime. [10] Tu le présenteras à ton père et il mangera, afin qu'il te bénisse avant de mourir. [11] Jacob dit à sa mère Rébecca : Vois : mon frère Ésaü est velu, et moi j'ai la peau bien lisse. [12] Peut-être mon père va-t-il me tâter, il verra que je me suis moqué de lui et j'attirerai sur moi la malédiction au lieu de la bénédiction. [13] Mais sa mère lui répondit : Je prends sur moi ta malédiction, mon fils ! Écoute-moi seulement et va me chercher les chevreaux. [14] Il alla les chercher et les apporta à sa mère qui apprêta un régal comme son père aimait. [15] Rébecca prit les plus beaux habits d'Ésaü, son fils aîné, qu'elle avait à la maison, et en revêtit Jacob, son fils cadet. [16] Avec la peau des chevreaux elle lui couvrit les bras et la partie lisse du cou. [17] Puis elle mit le régal et le pain qu'elle avait apprêtés entre les mains de son fils Jacob. [18] Il alla auprès de son père et dit : Mon père ! Celui-ci répondit : Oui ! Qui es-tu, mon fils ? [19] Jacob dit à son père : Je suis Ésaü, ton premier-né, j'ai fait ce que tu m'as commandé. Lève-toi, je te prie, assieds-toi et mange de ma chasse, afin que ton âme me bénisse. [20] Isaac dit à son fils Jacob : Comme tu as trouvé vite, mon fils ! - C'est, répondit-il, que L’Eternel notre Dieu ton Dieu m'a été propice. [21] Isaac dit à Jacob : Approche-toi donc, que je te tâte, mon fils, pour savoir si, oui ou non, tu es mon fils Ésaü. [22] Jacob s'approcha de son père Isaac, qui le tâta et dit : La voix est celle de Jacob, mais les bras sont ceux d'Ésaü ! [23] Il ne le reconnut pas car ses bras étaient velus comme ceux d'Ésaü son frère, et il le bénit. [24] Il dit : Tu es bien mon fils Ésaü ? et l'autre répondit : Oui. [25] Isaac reprit : Sers-moi et que je mange de la chasse de mon fils, afin que mon âme te bénisse. Il le servit et il mangea, il lui présenta du vin et il but. [26] Son père Isaac lui dit : Approche-toi et embrasse-moi, mon fils ! [27] Il s'approcha et embrassa son père, qui respira l'odeur de ses vêtements. Il le bénit ainsi : Oui, l'odeur de mon fils est comme l'odeur d'un champ fertile que L’Eternel notre Dieu a béni. [28] Que Dieu te donne la rosée du ciel et les gras terroirs, froment et vin en abondance ! [29] Que les peuples te servent, que des nations se prosternent devant toi ! Sois un maître pour tes frères, que se prosternent devant toi les fils de ta mère ! Maudit soit qui te maudira, Béni soit qui te bénira ! [30] Isaac avait achevé de bénir Jacob et Jacob sortait tout juste de chez son père Isaac lorsque son frère Ésaü rentra de la chasse. [31] Lui aussi apprêta un régal et l'apporta à son père. Il lui dit : Que mon père se lève et mange de la chasse de son fils, afin que ton âme me bénisse ! [32] Son père Isaac lui demanda : Qui es-tu ? - Je suis, répondit-il, ton fils premier-né Ésaü. [33] Alors Isaac fut secoué d'un très grand frisson et dit : Quel est donc celui-là qui a chassé du gibier et me l'a apporté ? De confiance j'ai mangé avant que tu ne viennes et je l'ai béni, et il restera béni ! [34] Lorsque Ésaü entendit les paroles de son père, il cria avec beaucoup de force et d'amertume et dit à son père : Bénis-moi aussi, mon père ! [35] Mais celui-ci répondit : Ton frère est venu par ruse et a pris ta bénédiction. [36] Ésaü reprit : Est-ce parce qu'il s'appelle Jacob qu'il m'a supplanté ces deux fois ? Il avait pris mon droit d'aînesse et voilà maintenant qu'il a pris ma bénédiction ! Mais, ajouta-t-il, ne m'as-tu pas réservé une bénédiction ? [37] Isaac, prenant la parole, répondit à Ésaü : Je l'ai établi ton maître, je lui ai donné tous ses frères comme serviteurs, je l'ai pourvu de froment et de vin. Que pourrais-je faire pour toi, mon fils ? [38] Ésaü dit à son père : Bénis-moi aussi, mon père ! Isaac resta silencieux et Ésaü se mit à pleurer. [39] Alors son père Isaac prit la parole et dit : Loin des gras terroirs sera ta demeure, loin de la rosée qui tombe du ciel. [40] Tu vivras de ton épée, tu serviras ton frère. Mais, quand tu t'affranchiras, tu secoueras son joug de dessus ton cou. [41] Ésaü prit Jacob en haine à cause de la bénédiction que son père avait donnée à celui-ci et il se dit en lui-même : Proche est le temps où l'on fera le deuil de mon père. Alors je tuerai mon frère Jacob. [42] Lorsqu'on rapporta à Rébecca les paroles d'Ésaü, son fils aîné, elle fit appeler Jacob, son fils cadet, et lui dit : Ton frère Ésaü veut se venger de toi en te tuant. [43] Maintenant, mon fils, écoute-moi : pars, enfuis-toi chez mon frère Laban à Harân. [44] Tu habiteras avec lui quelque temps, jusqu'à ce que se détourne la fureur de ton frère, [45] jusqu'à ce que la colère de ton frère se détourne de toi et qu'il oublie ce que tu lui as fait; alors je t'enverrai chercher là-bas. Pourquoi vous perdrais-je tous les deux en un seul jour ? Isaac envoie Jacob chez Laban. [46] Rébecca dit à Isaac : Je suis dégoûtée de la vie à cause des filles de Hèt. Si Jacob épouse une des filles de Hèt comme celles-là, une des filles du pays, que m'importe la vie ? |